A la rue !
Salut,
Aujourd'hui, j'en ai eu marre de travailler sur mon morceau de musique. Rester immobile devant un écran, ça va, on en a vite marre. Franchement, si le résultat pouvait venir tout seul, je ne me ferais pas suer ( c'est le cas de le dire, amigos, vu que je bosse dans un grenier qui manque d'aération )...
Donc j'en ai eu marre, et je me suis dit, n'attendons pas que le morceau soit fini pour chercher la partie percussions. Je me suis donc mis sur mes futs, histoire de changer.
Le problème, c'est que ce morceau tourne particulièrement. Au début, classique, c'est du 4/4, comme tout ce qu'on a l'habitude d'entendre. Et comme justement je voulais changer un peu, en composant j'ai mis toute une partie, importante, assez lente au début puis très rapide, en 7/4. Autrement dit, ça tourne en 7 temps. Bon, quand on ne compte pas, quand on se contente d'écouter, si c'est bien fait, ça ne choque pas... mais si on essaie de jouer, alors là...
A la rue, complet. Rien capté, le père Ubik. Bluffé par sa propre musique.
J'étais complètement dehors, perdu. Si j'avais cherché à jouer ça avec des gens, ils m'auraient jeté des tomates dessus, m'auraient vidé sans tarder. Eh le percu, t'es pas en place !
Pas en place, pas à ma place...
Comme quoi, quand on est compliqué, hein...
Pourquoi cette envie de toujours faire autrement, de passer par d'autres chemins ? Des fois, on en arrive à ne plus être à la hauteur de ce qu'on fait... A ne plus comprendre, à ne plus suivre.
Remarque, ça oblige à se bouger, à travailler vraiment. je vois, quand j'ai écrit des romans, je me suis lancé des défis, je me suis engagé dans des processus un peu fous, dont j'avais du mal à trouver l'issue. Mais la musique, c'est plus... abstrait. Disons que je maitrise moins, sur le plan rythmique. Tant qu'on en reste à des structures classiques, du 4 temps, ma foi, c'est instinctif. Si on plonge dans du plus compliqué...
Enfin, c'est une question d'influences. A force d'écouter les Pastorius, les Paganotti, les Weber, les King Crimson, on en arrive à ne plus pouvoir supporter les petites rengaines toutes simples qu'on entend dès qu'on tourne le bouton du poste de radio. Seulement voilà : les Pastorius, les Paganotti, c'est des bestiasses, des super pointures !
Alors quoi faire ? Renoncer ?
Pas encore. Je m'accroche.
Bon, c'était un petit intermède musical, qui m'a servi de prétexte encore une fois à m'interroger. Si certains se sont sentis concernés, ils peuvent répondre. Sinon, excusez du dérangement, je me suis juste tapé un petit délire de plus.
Bisous...
Ubik.
Aujourd'hui, j'en ai eu marre de travailler sur mon morceau de musique. Rester immobile devant un écran, ça va, on en a vite marre. Franchement, si le résultat pouvait venir tout seul, je ne me ferais pas suer ( c'est le cas de le dire, amigos, vu que je bosse dans un grenier qui manque d'aération )...
Donc j'en ai eu marre, et je me suis dit, n'attendons pas que le morceau soit fini pour chercher la partie percussions. Je me suis donc mis sur mes futs, histoire de changer.
Le problème, c'est que ce morceau tourne particulièrement. Au début, classique, c'est du 4/4, comme tout ce qu'on a l'habitude d'entendre. Et comme justement je voulais changer un peu, en composant j'ai mis toute une partie, importante, assez lente au début puis très rapide, en 7/4. Autrement dit, ça tourne en 7 temps. Bon, quand on ne compte pas, quand on se contente d'écouter, si c'est bien fait, ça ne choque pas... mais si on essaie de jouer, alors là...
A la rue, complet. Rien capté, le père Ubik. Bluffé par sa propre musique.
J'étais complètement dehors, perdu. Si j'avais cherché à jouer ça avec des gens, ils m'auraient jeté des tomates dessus, m'auraient vidé sans tarder. Eh le percu, t'es pas en place !
Pas en place, pas à ma place...
Comme quoi, quand on est compliqué, hein...
Pourquoi cette envie de toujours faire autrement, de passer par d'autres chemins ? Des fois, on en arrive à ne plus être à la hauteur de ce qu'on fait... A ne plus comprendre, à ne plus suivre.
Remarque, ça oblige à se bouger, à travailler vraiment. je vois, quand j'ai écrit des romans, je me suis lancé des défis, je me suis engagé dans des processus un peu fous, dont j'avais du mal à trouver l'issue. Mais la musique, c'est plus... abstrait. Disons que je maitrise moins, sur le plan rythmique. Tant qu'on en reste à des structures classiques, du 4 temps, ma foi, c'est instinctif. Si on plonge dans du plus compliqué...
Enfin, c'est une question d'influences. A force d'écouter les Pastorius, les Paganotti, les Weber, les King Crimson, on en arrive à ne plus pouvoir supporter les petites rengaines toutes simples qu'on entend dès qu'on tourne le bouton du poste de radio. Seulement voilà : les Pastorius, les Paganotti, c'est des bestiasses, des super pointures !
Alors quoi faire ? Renoncer ?
Pas encore. Je m'accroche.
Bon, c'était un petit intermède musical, qui m'a servi de prétexte encore une fois à m'interroger. Si certains se sont sentis concernés, ils peuvent répondre. Sinon, excusez du dérangement, je me suis juste tapé un petit délire de plus.
Bisous...
Ubik.